Les grandes familles
| Type | Cible | Profil |
|---|---|---|
| Capital-risque | Start-up et jeunes entreprises innovantes | Beaucoup d'échecs, quelques très grands succès |
| Capital-développement | PME rentables qui veulent grandir | Risque intermédiaire |
| Capital-transmission | Rachat d'entreprises avec effet de levier (LBO) | Le segment le plus important en montants |
| Retournement | Entreprises en difficulté | Spéculatif |
Ce qu'il faut savoir avant d'investir
- Le blocage : la plupart des fonds durent 8 à 10 ans, parfois plus. L'argent n'est pas disponible avant la revente des entreprises.
- La courbe en J : les premières années, la performance est souvent négative à cause des frais et des investissements en cours ; les gains arrivent plus tard, lors des reventes.
- Les frais : nettement plus élevés qu'un ETF. Frais de gestion annuels de l'ordre de 2 à 3 %, auxquels s'ajoute souvent une part des gains reversée au gérant.
- La dispersion : l'écart entre les meilleurs et les moins bons fonds est très important. Le choix du gérant compte énormément, et les bons fonds sont difficiles d'accès.
- Une volatilité trompeuse : les entreprises non cotées sont évaluées quelques fois par an seulement. Leur valeur paraît stable, mais le risque réel est proche de celui des actions, voire supérieur.
Comment y accéder en France
| Véhicule | Principe | Points d'attention |
|---|---|---|
| FCPR | Fonds investi majoritairement en non coté | Plus-values exonérées d'impôt sur le revenu après 5 ans de détention, prélèvements sociaux dus |
| FCPI | Fonds investi dans des PME innovantes | Depuis février 2026, seuls les FCPI investis dans de jeunes entreprises innovantes ouvrent droit à une réduction d'impôt, de 30 % dans une limite annuelle |
| FIP | Fonds investi dans des PME régionales | Seuls les FIP Corse et Outre-mer ouvrent encore droit à une réduction d'impôt |
| ELTIF | Fonds européen d'investissement de long terme | Ouvert aux particuliers depuis la réforme européenne de 2024, souvent proposé en assurance-vie |
| Unités de compte non cotées | Fonds de private equity dans une assurance-vie ou un PER | La loi Industrie verte de 2023 a renforcé leur place dans les gestions pilotées |
| Investissement direct | Prendre des parts d'une entreprise (business angels, clubs d'investisseurs) | Ticket souvent élevé, risque de perte totale |
Une réduction d'impôt ne compense pas une mauvaise performance : un fonds qui perd 50 % fait perdre de l'argent même avec 30 % de réduction d'impôt.
Quelle place dans un patrimoine ?
Le private equity se conçoit comme un complément, une fois l'épargne de précaution et le cœur de portefeuille en place, avec de l'argent dont on n'aura pas besoin pendant au moins dix ans. Les professionnels le limitent généralement à une part minoritaire du patrimoine financier, en étalant les souscriptions sur plusieurs années pour ne pas dépendre d'un seul millésime.
À retenir
- Le private equity, c'est investir dans des entreprises non cotées, pour 8 à 10 ans en général.
- Frais élevés, blocage long et résultats très variables d'un fonds à l'autre.
- Les avantages fiscaux ont été fortement réduits en 2026 : ils ne doivent jamais être la raison principale d'investir.
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